L'esprit de famille
Quand mes parents étaient toujours mariés, nous ne fréquentions pas beaucoup, pour ne pas dire très peu, la famille de mon papa. Il y a bien quelques grands repas où ma grand mère paternelle était présente (baptème / communion) mais c'est grâce aux photos que je m'en souviens. Depuis le divorce, il est clair que les choses n'ont pas été en s'améliorant. Sur les 8 frères et soeurs que mon père avait, nous n'avons des contacts qu'avec deux personnes. Et encore, nous les avions au téléphone une à deux fois l'an maximum.
Lors du décès de mon papa, deux de mes tantes ont voulu gérer les obsèques. Elles ont tout choisi, tout commandé. Pour elles, il était normal que mon père soit enterré dans sa ville natale, là où sont enterrés ses parents. Pour nous, il n'y avait aucun soucis qu'elles gèrent vu qu'elles avaient précisé qu'elles régleraient les factures.
Elles ont fait paraître l'avis de décès. C'est ainsi que nous avons appris l'heure de la messe et que "la famille recevait" le lendemain. Après, c'est limite si on ne s'est pas fait enguirlander parce que nous n'étions pas là pour çà (Perso, je ne lis jamais le journal, c'est ma maman qui l'avait acheté pour savoir l'heure, moi j'attendais que cette fameuse tante m'appelle).
La cérémonie a eu lieu.
Mes tantes nous ont signalé que les factures avaient été envoyé chez moi... Nous avons eu echos d'une conversation (oui nous avons une espionne !). La fameuse tante qui devait tout prendre en charge a dit à ses frères et soeurs que nous étions ses enfants, que le réglement des obsèques de notre père était de notre devoir, qu'il était impensable que nous n'ayons pas de quoi régler ces petites factures, que c'était à nous et à nous seuls de payer tout ceci !
Nous ne connaissons pas encore le montant des factures. Mais je sais qu'il y en a déjà une grosse qui prend en charge le transport du corps d'une ville à une autre. Il y a également eu des soins "de beauté" qu'on m'avait signalés facultatifs. Mon père n'était pas croyant (enfin il y a 12 ans, il n'y était pas), il n'aurait pas voulu tout le patacaisse que mes tantes ont fait à la messe. Ceci a un coût, qu'on découvrira bientôt.
En repartant de ces journées, la fameuse tante nous a dit qu'elle espérait que cela ne nous empêcherait pas de nous revoir, que nous étions toujours de la famille. Je pense qu'elle peut attendre de mes nouvelles longtemps...