La vie ordinaire d'une mère meutrière
Suite à l'article de Louloute sur le déni de grossesse, j'ai essayé de retrouver l'émission qu'elle avait vu. J'ai dû m'y prendre trop tard, je n'ai rien trouvé (ou je n'ai pas eu la patience d'attendre s'afficher les images, j'avoue). Enfin tout çà pour dire que chez mon libraire préféré, j'ai trouvé ce petit bouquin. L'auteur, Sophie Marinopoulos, essaie de comprendre ce déni de grossesse et dresse un portrait psychique inspiré de cas réels. C'est un livre court, dense mais qui touche malgré l'horreur du geste.
L'histoire est celle d'Eva. Une nuit, elle a mal au ventre, va aux toilettes, accouche, étouffe l'enfant, le met au congélateur et se recouche. Suite à une dénonciation, les gendarmes viendront. Le mari, lui, n'a rien vu. Eva ne se souvient de rien ou presque. Commence alors le lent cheminement vers une prise de conscience...
Le livre très court (120 pages écrit en gros caractères) se lit très rapidement. L'auteur commence par raconter l'enfance de cette mère sans pour autant s'en servir comme excuses. Elle reste objective durant toute l'histoire en exposant les faits, en retranscrivant les émotions de chacun (la mère elle-même mais également son mari...) sans pour autant justifier ou excuser cet acte. Chaque lecteur peut se faire sa propre opinion, il n'est jamais influencé.
Personnellement, j'avais encore du mal à comprendre comment on peut être inconsciente de ce que l'on fait tout en faisant les choses consciencieusement. Je m'explique : je peux comprendre qu'elle s'est pas sentie enceinte et que la surprise de voir cet enfant lui fait faire n'importe quoi (l'étouffer) mais c'est tout le après qui me chifonne. Elle nettoie tout correctement, se lave pour ne pas laisser de trace et surtout place son enfant dans le congèlateur ! Quand elle effectue tout çà, elle comprend bien qu'elle a fait une connerie et qu'il faut qu'elle le cache aux autres. Mais à la fin du livre, au moment du verdict, mon jugement a changé. Je ne dis pas que ces mères sont innocentes mais il y a un petit quelque chose qui me fait dire qu'elles ne le sont pas totalement. Le prolbème est que je n'arrive pas à vous décrire ce quelque chose, je ne sais pas si c'est mon subconcient qui m'interdit de formuler une telle chose ou tout simplement un manque de mots.
En tout cas, ce livre, bien que petit, vous fait réfléchir.
L'histoire est celle d'Eva. Une nuit, elle a mal au ventre, va aux toilettes, accouche, étouffe l'enfant, le met au congélateur et se recouche. Suite à une dénonciation, les gendarmes viendront. Le mari, lui, n'a rien vu. Eva ne se souvient de rien ou presque. Commence alors le lent cheminement vers une prise de conscience...Le livre très court (120 pages écrit en gros caractères) se lit très rapidement. L'auteur commence par raconter l'enfance de cette mère sans pour autant s'en servir comme excuses. Elle reste objective durant toute l'histoire en exposant les faits, en retranscrivant les émotions de chacun (la mère elle-même mais également son mari...) sans pour autant justifier ou excuser cet acte. Chaque lecteur peut se faire sa propre opinion, il n'est jamais influencé.
Personnellement, j'avais encore du mal à comprendre comment on peut être inconsciente de ce que l'on fait tout en faisant les choses consciencieusement. Je m'explique : je peux comprendre qu'elle s'est pas sentie enceinte et que la surprise de voir cet enfant lui fait faire n'importe quoi (l'étouffer) mais c'est tout le après qui me chifonne. Elle nettoie tout correctement, se lave pour ne pas laisser de trace et surtout place son enfant dans le congèlateur ! Quand elle effectue tout çà, elle comprend bien qu'elle a fait une connerie et qu'il faut qu'elle le cache aux autres. Mais à la fin du livre, au moment du verdict, mon jugement a changé. Je ne dis pas que ces mères sont innocentes mais il y a un petit quelque chose qui me fait dire qu'elles ne le sont pas totalement. Le prolbème est que je n'arrive pas à vous décrire ce quelque chose, je ne sais pas si c'est mon subconcient qui m'interdit de formuler une telle chose ou tout simplement un manque de mots.
En tout cas, ce livre, bien que petit, vous fait réfléchir.
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