Trop plein ?
Comme je l'expliquais à mon médecin, je passe du rires aux larmes sans cesse.
Prenons l'exemple de ce mardi. Je me réveille avec un gros coup de cafard. Je n'arrive pas à sortir du lit. Du coup, je pleure. Pendant 20 minutes j'ai pleuré sans vraiment savoir pourquoi. Forcément après j'étais en retard pour le boulot donc je n'avais plus la tête à penser à mes soucis. Dans la voiture, ils ont passé la chanson qui a servi pour une pub dont les Inconnus en ont fait une parodie. Ca m'a fait marrer. J'avais le sourire quand je suis arrivée au bureau. Durant le matin, j'ai même repris mes taquineries avec mon boss. Tout se passait bien. Et d'un coup, il est arrivé, le coup de mou. L'envie de pleurer mais je ne sais même pas pourquoi. Si, je sais mais je me dis que c'est idiot de me prendre la tête pour cette raison. C'est lié aux déplacements, à ma place dans la société. Mon collègue m'a demandé si je pensais pouvoir reprendre les déplacements. Franchement, je ne me sens pas d'attaque à affronter les chantiers. Au moindre soucis, je vais m'effondrer, je le sais, je le sens. Justement, de sentir cette faiblesse, ça me rend malade. Je voudrais redevenir celle d'avant. Celle qui n'avait pas peur d'aller là où ce n'est pas sa place (enfin façon de parler, disons là où on ne m'attend pas). Je ne dis pas qu'avant je n'avais jamais de doutes, bien au contraire, mais ils s'évanouissaient une fois sur place. Je me consacrais au pourquoi de ma venue et rien ne venait perturber mes pensées. Maintenant, je ne suis même plus certaine de comment fonctionne tel ou tel appareil. J'ai besoin de tout vérifier quatre fois, d'appeler un de mes collègues pour qu'il me confirme que je n'oublie rien. Ce n'est pas du travail ! Pour faire passer ce coup de mou, j'ai écrit... (article à paraître peut être un jour).
Le midi, sur le chemin du retour, je pensais à mes prochains jours de vacances donc ça aurait dû me réjouir mais une vilaine pensée s'est mélée à tout ça et j'ai les larmes qui sont venues. Je me suis reconcentrée sur ma conduite et elles sont parties. Pendant le repas, j'ai rigolé. Avec ma mère, les midis, rien n'est sérieux. Un rien nous fait rigoler. Je crois que, de mon côté, c'est pour cacher mon mal-être à ma maman, pour ne pas qu'elle s'inquiète pour moi. Et je pense qu'elle fait la même chose avec moi, qu'elle empêche ses propres soucis venir s'ajouter aux miens. Quand on y pense, c'est idiot vu que nous connaissons les soucis de l'autre mais je crois que c'est ce qu'on appelle l'amour.
L'après-midi s'est déroulé sans de grosses crises. Seulement une crainte. Mon boss m'a proposé de les accompagner le lendemain midi. Depuis que j'ai été opéré, je n'aime pas manger en compagnie de personnes qui sont suceptibles de me juger. Trop peur de ne pas sentir une bavure, un problème avec ma machoire, mon menton. Puis je me suis raisonnée : je m'en fiche. Ensuite est venu le moment où Bellot s'est mis à chercher ce blog. Là, je peux dire que je me suis amusée à le laisser chercher (comme tous les autres d'ailleurs). Quand je suis repartie du bureau, j'avais le sourire aux lèvres.
Les dernières larmes de la journée, ce fût des larmes de joie, d'émotion.... Là vous allez me dire que je suis complétement idiote, frapa dingue ou que sais-je encore. Parce que ces larmes, je les ai eu quand une personne m'a proposé de venir lui rendre visite pour un week end.
Depuis l'opération, je bois beaucoup plus (d'eau bien entendu). Est ce que c'est toute cette eau que je consomme qui me fait pleurer autant ?